Je dédie ce récit :

- Aux baana baa Ilunga-Mbidi,
baena cisa cia Maweeja-a-ñNangila,
quel que soit leur lieu de résidence,
quelle que soit leur appellation actuelle,
et même s'ils ne savent plus qui ils sont.

Je le dédie aussi
- A tous ceux, parents, amis ou connaissances,
qui m'ont initié à la connaissance du monde et
à celle de notre Tradition et de nos Coutumes,

Je le dédie enfin - :
- A ma chère épouse, Ina a mbanza Josée Schiltz,
- A mes parents, enfants, mon sang et mon devenir :
Kaninda, Kamwanya, Masengu, Kanyeba et Yowa, ainsi
qu'à leurs épouse et époux dont les avis m'ont enrichi,
- Enfin à mes chers petits enfants, mes lecteurs à venir



En ce matin froid et lugubre de janvier, le pays était bien malade. Et ses habitants, bien plus mal en point que lui, s'apprêtaient, chacun à sa manière, à le suivre dans la tombe. Les cours des matières premières, fixés par les acheteurs et notre unique source des devises, s'étaient une fois encore effondrés. La crise croquait les entreprises les unes après les autres et vomissait par milliers des crève-la-faim et des chômeurs sans espoir. Et le génial "article quinze" qui assurait la survie de la majorité du peuple s'essoufflait à force d'être obsolète. Aussi, la faim et ses sœurs, la mort violente et la maladie, constituaient-elles la trinité régnante, la régente suprême de nos vies.

Sous prétexte de nous dégager des dettes internationales, lesquelles sont dues en partie au butin engrangé dans les banques et sociétés occidentales, par ceux qui se croient "propriétaires du pays, de ses richesses et de nos vies", dues en partie aussi aux commissions rétrocédées aux prêteurs pour financer leurs élections chez eux, et en partie enfin, à de simples jeux d'écriture comptable, faisant prospérer "l'argent qui dort"...Sous prétexte donc de nous dégager de ces dettes fictives, le sinistre duo "Fond Monétaire International / Banque Mondiale", en accord avec le non moins sinistre trio "Calamity-Jos, Mwami-na-biso et Sir Mossi" et avec la vertueuse "Communauté Internationale des Investisseurs forcément étrangers", s'était emparé du dossier-santé du pays. Et, en "expert non responsable des suites de ses ukases", s'apprêtait, grâce à un "p.a.s." énergique, à marginaliser une fraction supplémentaire du peuple, à la livrer donc ficelée à la trinité régnante : Faim, mort violente et maladie.

Effrayé par ces projets assassins, notre peuple voudrait savoir, avant de disparaître, la nature du muvwu de ces gens qui programment si froidement sa mort. Heureusement, il ne devra pas loin chercher, car ce muvwu n'est qu'un avatar de Kapiteyne s'incarnant dans des corps différents. Aussi, en ces temps de repli sur nous-mêmes, il nous a semblé utile de rappeler ce que l'entité agissante, le muvwu de Kapiteyne, a toujours représenté pour nous et où il nous a toujours menés.

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