Préliminaires ; La révélation à la manière de l'eau ou de l'intimité de Dieu - Dia Ciayi

La création et l’évolution du vivant sous le contrôle de Mikombo-a-kalowo - Dia Ciakanyi

L'homme doté de conscience - Dia Ciakasatu ; La langue, base de la suprématie de l'Homme

Au tout début rien n’existait, sauf un point renfermant Maweeja-a-Nangila, ou le Concept d’Amour/Volonté Personnalisé ou Dieu d’Amour/Volonté.

IL voulut, émit, par paires jumelles, des localisations tout autour de LUI, ou Localisations Primordiales, puis s’étendit et les occupa toutes. C’est le dialabala dia ciayi ou l’expansion à la manière de l’eau, au départ d’un seul point origine ou expansion impaire qui se traduisit par la pose de trois axes-ou 3 piliers-jumeaux du monde : les trois mabuwa ou pierres sur lesquelles le monde est posé pour sa stabilité.

Ceux-ci évidemment n’existaient pas avant sa décision mais définirent les sept localisations primordiales ou sept "grands animaux du Ciel d'en haut " ou "Nyama minene ya mu diulu dia muulu", ainsi surnommés parce que ces localisations, comme les animaux (Nyama), ne sont que des lieux devant abriter des êtres.

Au cours de cette expansion IL occupa donc les sept Localisations Primordiales et c’est ainsi qu’apparurent sept entités primordiales conjonctions de Maweeja-a-Nangila avec chaque localisation primordiale; Les Sept Mvidie ou Sept Esprits Primordiaux ne sont que Maweeja-a-Nangila SOI-MEME en tant qu’être vu dans les sept Localisations Primordiales formant et enfermant l’Univers.

Il faut se rappeler qu’un être est « ce qui est à l’intérieur d’une localisation perçue et qui l’anime » alors qu’une entité est un être pris dans une localisation donnée, et se définit donc par référence à cette localisation. D’où quand l’être change de localisation il change aussi d’entité alors que l’être reste le même. Ainsi, Maweeja-a-Nangila occupant les sept Localisations Primordiales paraîtra comme étant sept entités distinctes, les sept Mvidie ou Esprits Primordiaux qui sont néanmoins toujours Maweeja-a-Nangila.

Pensez à Monsieur X vu au volant de sa voiture, il est le chauffeur, puis vu assis dans le fauteuil directorial d’une société, il est Monsieur le Directeur, puis dans la cuisine chez lui en train de faire du thé, il est alors le cuisinier etc.. mais il reste toujours le même Monsieur X, seules changent ses localisations et fonctions. Ainsi donc lorsqu’on dit que Maweeja-a-Nangila occupa toutes les sept Localisations Primordiales formant et enfermant l’Univers on affirme qu’IL est dans tout et partout, et que l’être est essentiellement UN, bien que vu dans des localisations distinctes.

Les sept Localisations Primordiales correspondent aux six positions des directions principales de l’Espace plus leur point de croisement . Ce sont :

- le devant et sa jumelle le derrière, premier pilier horizontal,

- la droite et sa jumelle la gauche, deuxième pilier horizontal,

- et le haut et sa jumelle le bas, troisième pilier vertical du monde

Trois piliers que représentent symboliquement les piliers en pierres (mabuwa) formant tout foyer à feu (mafuwa), une façon naïve d’expliquer la construction et stabilisation du monde sur trois dimensions de l’espace.

A ces six Localisations Primordiales s’ajoute une septième sans jumelle, le centre, le point de rencontre des trois piliers, représentant la position de départ du dialabala et point de référence de toutes les localisations. Comme on peut aisément le remarquer, ces positions ne sont que relatives c’est à dire que les localisations et donc les entités qu’elles renferment changent constamment de position tant et si bien qu’il serait vain de tenter de les attribuer de manière permanente aux six Mvidie.

Maweeja-a-Nangila en occupant ces sept Localisations Primordiales fait apparaître sept entités ou Mvidie ou Esprits Primordiaux qui sont ses modalités d’existence. On dénombre ainsi

- 1) le Mvidie Mukulu, mukulu wa ba-Mvidie ou Esprit Primordial Aîné, aîné des Esprits Primordiaux, le Maître du « Ciel d’en haut », le Grand Législateur et Ordonnateur de tout le créé, généralement placé au centre,

- 2) le Mvidie Mikombo-a-Kalowo, nkaya-ende mudyfuke ou Esprit Primordial Sceptre de Puissance issu de l’Utérus, qui s’est créé lui-même, le Dieu Incarné, le Régent du créé, généralement placé en bas du pilier vertical,

- 3) le Mvidie Nzambi Muena ngulu µionso (Yonso) ou Esprit Primordial le tout puissant Verbe Créateur, (par la Parole), généralement placé en haut du même pilier vertical,

- 4) le Mvidie Bende wa Maweeja, ou Esprit Primordial l’Autrui du Pur esprit Maweeja donc le puits de Matière, comme la femme est l’autrui du mâle, égale essentiellement mais non identique, généralement placé à gauche, l’Est (ku îba misasa), sur le premier pilier horizontal,

- 5), le Mvidie Lufwuluabo Kateela cishiki dont on n’invoque jamais le NOM afin de ne pas L’appeler à l’existence parce que paire jumelle du Mvidie Nzambi muena ngulu µionso, Maître de la mort, qui met fin aux cycles vitaux, généralement placé à droite, l’Ouest (ku îba mulolo) sur le premier pilier horizontal.

- 6) le Mvidie Mutala maîsu (meesu) ou Esprit Primordial tout couvert d’yeux, « ou Esprit Primordial qui ne dort jamais » La Providence Divine, le Vitaliseur qui veille sur le devenir et la permanence du créé, le Maître des cycles vitaux, généralement placé devant, le Sud (ku mutwu wa mukuna), sur le deuxième pilier horizontal,

- 7) Enfin, le Mvidie Kalunga Nsanga ou Mulungu ou Esprit Primordial Maître de la triple Infinité personnalisée, (Infinité dans la diversité des constituants, Infinité dans ses dimensions et Infinité dans sa durée), intégrant en un TOUT tous les segments du créé (les objets inanimés, les insectes et petits animalcules, les végétaux, plantes et herbes, les animaux et leurs mikishi ou esprits de la nature, les humains et leurs bakishi, , les purs Esprits du Ciel, les Mvidie et toutes les localisations constituant l’Univers . Donc Infinité dans le nombre des constituants, infinité dans les dimensions comme le montre celles de l’Univers et infinité dans la durée ou éternité), généralement placé derrière (ku manda), le Nord sur le deuxième pilier horizontal,

-

Les différends niveaux d’existence des entités :

Ce sont :

Premier niveau celui des objets sans être inclus

Deuxième niveau celui des semi-individualisés

Troisième niveau celui des individualisés

Quatrième niveau celui des semi-personnalisés

Cinquième niveau celui des personnalisés

Et sixième niveau celui des personnalités.

En détail : apparition de la Matière :

. Comment donc étaient les localisations émises par Maweeja-a-Nangila ? Des Esprits comme Lui, qui se faisaient voir comme de la lumière. Cette lumière s’est condensée en grains de polarités différentes qui se sont à leur tour associés en quarks et autres éléments complexes différents, puis ceux-ci en particules (protons, neutrons, électrons, muons neutrinos) constitutifs des atomes matériels visibles. Je dois signaler ici que notre tradition s’est très peu préoccupée de la matière inerte et de son évolution, se contentant d’affirmer que la matière a été émise par Maweeja-a-Nangila qui la contenait, puisque tout était en LUI, nous laissant donc le soin de montrer que c’est scientifiquement vraisemblable.

La tradition s’est concentrée sur les êtres vivants, j’ai donc dû la compléter par des données de la Science moderne qui ne la contredisent pas, vu que la tradition étant vivante doit s’actualiser, élargir sa base des connaissances de la Nature, les intégrer au fur et à mesure qu’elles sont disponibles pour ne pas se périmer. C’est ainsi qu’il n’est pas rare d’entendre de vieilles grands-mères parler de sorciers se déplaçant en avions spéciaux pour aller commettre leurs méfaits, même en des endroits sans aéroports, atterrissant dans les arbres comme les oiseaux. Mais demain quand la notion d’hélicoptère sera assimilée ils voyageront par ce mode et atterriront sur un terrain dégagé comme les hélicoptères.

L’être, avons nous dit, est « ce qui est à l’intérieur de la localisation perçue et qui l’anime ». IL existe parce qu’IL agit et IL agit nécessairement du fait qu’IL existe. C’est un être-force, au sens de la philosophie bantoue de Tempels, qui existe en tant qu’être et qui agit nécessairement en tant que force, IL est donc une force devenue une Personne. Il y a ainsi donc une relation existentielle entre l’être et l’action. Ce qui permet de définir des niveaux d’existence ou modalités d’être, selon la nature et l’importance de l’action que l’être peut réaliser.

- Ainsi on aura un premier niveau où il n’y a pas d’action donc pas d’être enfermé dans l’apparence perçue : il ne s’agit que d’une apparence, un objet. Parfois ce sont des entités chosifiées dans lesquelles la fonction prédomine sur toute autre considération alors les particules apparentes et réelles singulières et plurielles sont ci et bi.

exemples :
--cibangu cinene -> bibangu binene, une grande cicatrice -> de grandes cicatrices,
--cidima N’cifiike munda ou cidima M’mufiike munda -> ba-cidima M’bafiike munda, un agriculteur est fâché, les agriculteurs sont fâchés.
L’introduction des particules mu et ba indique qu’il s’agit néanmoins des personnes.

- Le deuxième niveau est celui des "entités semi individualisées". qui existent dans leurs localisations et peuvent agir sur ordre et pour compte d’un tiers, ce qui manifeste leur existence, mais ne peuvent pas initier l’action, la vouloir et se donner les moyens pour la réaliser à leur profit.

Ce sont des entités qui en outre, ne sont pas toujours discernables des entités de même espèce, qui donc ne possèdent pas d’individualité en permanence. La classe des semi-individualisés est caractérisée par les particules apparentes lu au singulier et l’alourdisseur (M’, N’,et ng) au pluriel et les particules réelles singulière lu et plurielle mi.

exemples :
--lubanza lunene->mbanza minene, un grand enclos familial -> de grands enclos familiaux,
--lukasu lunene->nkasu minene, une grande houe - > de grandes houes,
--lufwu = la mort, mfwa = une hécatombe,

Enfin les insectes individuellement indiscernables (mouches = njiiji, abeilles = mbulubulu), les fourmis aillées = nswa et la majorité des cours d’eau Luluwa, Lualaba, Lubi, Lubudi, Lubilanji (Mbilanji = bassin de la Lubilanji et de ses affluents), Lubumbashi, Luvwa, Luapula, Lukuga, Lukenyi , Lumami, Luange…sont des semi individualisés.

- Le troisième niveau est celui des " individualisés", des êtres qui existent et possèdent une individualité en propre, des caractéristiques permettant de les discriminer (différentier) d’autres êtres de même espèce. Comme les semi individualisés, ils peuvent agir, ce qui manifeste leur existence, mais n’agir que sur ordre et pour compte d’un tiers. En d’autres termes ils ne sont pas censés vouloir l’action, l’initier et se doter des moyens pour la réaliser.

La classe des individualisés est caractérisée dans notre langue par les particules apparentes et réelles mu au singulier et mi au pluriel,

exemples :
--mucyi mule->micyi mile, un long arbre -> de longs arbres ;
--mukishi mubi->mikishi mibi, un mauvais esprit - > de mauvais esprits,
--mukooko mukole->mikooko mikole, un mouton âgé -> de moutons âgés,
--muufwu muuwule->miufwu miuwule un ombilic gonflé -> des ombilics gonflés.

La plupart des animaux, arbres et mikishi ou esprits de la nature en mu/mi, sont des individualisés.

exemples :
--Mwa-ba-Mukendi µudi µutuuka mikendi = la mère (Mwa) des enfants nommés Mukendi (ba-Mukendi) est en transe de réception des esprits messagers (de la Nature) de Dieu.

- Le quatrième niveau est celui des "semi personnalisés", des individualisés qui existent, peuvent agir sur ordre et pour compte d’un tiers, possèdent une individualité, mais qui sporadiquement se comportent comme s’ils étaient capables de vouloir une action, de l’initier pour leur compte et à leur profit, en se dotant des moyens nécessaires pour la réaliser.

Ses particules apparentes singulières et plurielles sont identiques : c’est l’alourdisseur M’, N’, ng. Ainsi en ne considérant que le substantif seul on ne peut déterminer son nombre (singulier ou pluriel), c’est la particule réelle adoptée par son déterminant ou par les verbes conjugués l’accompagnant qui tranchera la question. Ceci parce que l’alourdisseur est un condensé de la particule singulière mu et aussi de la plurielle mi donc une nature hybride que dévoilent les particules réelles mu et mi.

exemples :
--nzoolo mukese->nzoolo mikese = une petite poule->de petites poules,
--mbwa mufiike ->mbwa mifiike,= un chien noir->des chiens noirs
--mbuji µua ditoba mu mpala -> mbuji µia ditoba mu mpala = une chèvre qui a une tâche sur le front-> des chèvres qui ont une tâche sur le front,
--nkuba mubi M’mutapa muntu µumue-> kuba mibi M’mitapa bantu bataanu = une mauvaise foudre a terrassé un homme-> de mauvaises foudres ont terrassé cinq hommes.

Certains gros animaux et tous ceux qui ont l’alourdisseur comme particule singulière sont des semi personnalisés,

exemples :
--lions (ntambwa), buffles (mbowa), chèvres (mbuji), serpents (nyoka), poules (nzoolo), léopards (nkashama) crocodiles (ngandu), vaches (ngomba), porc (nguluba), etc ..

-Le cinquième niveau est celui des " personnalisés" ou personnes conscientes qui existent, peuvent agir sur ordre et pour compte d’un tiers, en permanence possèdent une individualité propre, peuvent vouloir et initier des actions à leur profit, en se dotant des moyens nécessaires pour les réaliser. On dit alors que ce sont des êtres conscients. Les humains et leurs bakishi sont des personnalisés, aussi ceux-ci interviennent-ils constamment dans la vie des vivants soit pour leur venir en aide soit pour les sanctionner. Les personnalisés ont les particules apparentes et réelles mu au singulier et ba au pluriel,

exemples :
--muana->baana, mukaji->bakaji, muluba->baluba, .

- Parmi les personnalisés on distingue un niveau supérieur, le sixième, dû à l’ampleur de l’action réalisable. C’est le niveau des " personnalités" qui sont au delà des simples personnalisés. Ainsi Maweeja-a-Nangila et les Mvidie (Esprits Primordiaux) sont des personnalités. En tant que personnalisés, Les Personnalités utilisent eux aussi les particules apparentes et réelles mu et ba.

Signalons qu’à cause de la mutation euphonique fondamentale av = vv qui veut que tout combiné des voyelles du type a suivi de v, se prononce comme v allongée, il apparaîtra des particules se prononçant bee, bii, boo ou buu mais qu’il faudra écrire en respectant l’intégrité de la particule ba et de la racine en v.

exemples :
--baenyi = les hôtes,
--baondopi = les guérisseurs,
--baitabi = les croyants et
-- bauwuji = ceux qui remplissent.

Implications linguistiques.

Cette hiérarchisation des entités au regard de l’ampleur de l’action qu’elles peuvent réaliser imprègne notre vision du monde et se répercute dans notre langue par un regroupement des entités selon leurs noms et natures dans des classes de substantifs, caractérisées par deux paires de particules singulières et plurielles, les apparentes qu’on trouve devant les substantifs les désignant et les réelles utilisées pour manifester leurs accords.

Ces classes sont dites « classes de l’être dominées par la particule locative mu (= à l’intérieur de comme si dessus), des classes de l’action-état (= liées à la particule locative ku = vers à destination de), ou celles de la relativité dépendant de la particule locative pa (= sur, conditionnel si, relativement à) ».

En considérant les particules apparentes des classes de l’être affectées à chaque niveau d’existence des entités, on découvre des allusions à une propriété importante de l’être qui est qu’une globalité d’entités de même espèce donne jour à une entité de même espèce mais de niveau d’existence supérieur. Ainsi la globalité de semi-individualisés est une entité semi-personnalisée, d’où à la particule singulière lu des semi-individualisés correspond au pluriel l’alourdisseur, la particule des semi-personnalisés.. Ce qui signifie que l’individu isolé (une abeille) est un semi-individualisé mais sa globalité (un essaim) forme un semi-personnalisé, il y a donc changement de niveau d’existence.

Ceci est d’ailleurs cohérent avec le fait que la globalité de cellules vivantes forme un corps d’animal ou de végétal vivant ayant une vitalité, une pérennité et une possibilité d’action plus importantes que celles d’une simple cellule constitutive. De même une globalité d’arbres est une forêt, une entité d’une vitalité plus importante que l’arbre. C’est comme s’il y avait « fusion des êtres » en une entité nouvelle de niveau d’existence supérieur.

Ainsi donc la localisation n’enferme pas en elle l’être de manière étanche, celui-ci la déborde parfois pour réaliser des actions dites essentielles, c’est à dire du niveau n’impliquant que l’être seul en tant que tel. Ainsi un groupe d’hommes associés et poursuivant un but commun donne naissance à une entité d’ordre d’existence supérieur dénommée égrégore (clan, parti politique ou secte) ayant, amplifiées, les mêmes propriétés que l’homme et c’est ce qui est inconsciemment perçu pour déterminer le poids social et politique d’un homme (sa capacité de nuisance).

Sortes d’actions réalisables :

L’action matérielle et l’action low.

Cette hiérarchisation par référence à l’action considère donc les deux sortes d’actions qu’une entité peut poser :
- l’action matérielle qui use de son corps ou d’un outil ou d’un quelconque médiateur matériel et
- l’action-low ou action essentielle ou action transformante que l’être pose sans utiliser son corps, ni un outil ni un médiateur matériel. Pour elle, la proximité physique, matérielle, spatiale et temporelle importent peu.

Pour l’action-low, de kulowa = envoûter, l’être commence par projeter une partie de lui-même de sa localisation vers une localisation-cible dans laquelle se fera de l’intérieur l’action souhaitée. Il y a ainsi une sorte de transformation intérieure de la cible sans aucune intervention matérielle extérieure apparente, puisque l’agissant se trouve dans la cible.

Il faut ici savoir que par nature l’être d’une entité est similaire à l’eau et au feu en ce sens qu’il peut se subdiviser en plusieurs parties qui gardent chacune sa nature et inversement, des entités peuvent fusionner en une entité de niveau d’existence supérieur qui garde les mêmes propriétés mais avec une ampleur plus importante. Ainsi, d’un lac on peut tirer un bassin d’eau ou un verre d’eau mais l’eau reste toujours de l’eau, alors qu’un homme découpé donne des morceaux de cadavre qui ne sont plus des hommes. Il y a changement de nature lors du passage du tout aux parties, avec baisse de niveau d’existence. C’est d’ailleurs ce qui se passa lorsque Maweeja-a-Nangila occupa les sept localisations primordiales et donna naissance aux sept Mvidie qui sont ses sept modalités d’existence, des entités de même nature mais de niveau d’existence inférieur à celui de Maweeja-a-Nangila leur globalité.

Ainsi dans le cas du feu et de l’eau leur nature de feu et d’eau est gardée intacte après subdivision ou fusion, seul change le niveau d’existence, l’ampleur de l’action qu’ils peuvent poser. D’où de sa subdivision nous disons qu’il s’agit pour l’entité, d’émission de colonies qui restent parties intégrantes de l’être lui-même avec donc répercussion d’effets du tout aux parties ou colonies et vice versa. Ce qui permet de comprendre et les phénomènes d’envoûtement et de choc en retour et en politique les interactions dues à la colonisation et la décolonisation d’un peuple par un autre

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