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Préliminaires ; La révélation à la manière de l'eau ou de l'intimité de Dieu - Dia Ciayi La création et lévolution du vivant sous le contrôle de Mikombo-a-kalowo - Dia Ciakanyi L'homme doté de conscience - Dia Ciakasatu ; La langue, base de la suprématie de l'Homme Le grand reproche qui est fait à nos aînés est demporter dans leurs tombes à leur décès toutes les connaissances quils ont acquises pendant leur vie ou qui leur furent confiées pour être transmises à leurs descendants. On en est arrivé ce faisant à engendrer des personnes complètement déracinées qui ne connaissent ni le nom de leurs parents et grands-parents, ni celui de leur clan, ni leurs coutumes. Des épaves, disent les initiés, à la dérive sur le grand Lubilanji lua bituuta, image terrestre de la céleste voie lactée, qui ne peuvent compter sur aucune solidarité naturelle. Ce reproche me fut fait et on me rappela que linitié qui ninitie pas naura pas de case au village des ancêtres.. Afin dy répondre jai décidé de rédiger ce manuscrit en supposant que le lecteur pourra à chaque fois me demander des compléments dexplications dhomme à homme. Il commence par lexposé de notre Tradition telle que je lai apprise au cours des causeries avec mon père, ma mère, des parents et amis plus initiés, et enfin grâce à la lecture des publications diverses dont la Philosophie bantoue de Tempels, la Bible Noire de Fourche et Morlingen et bien dautres écrits. Et pour emporter mon adhésion aux thèses inhabituelles ici parfois exposées, telles que lexistence réelle et les propriétés surprenantes des esprits et la persistance dune vie après le décès, la réalité de laction low etc il me fut donné den percevoir la réalité dans des expériences probantes dont je ne peux parler que dhomme à homme. Jai eu une grande difficulté à exposer ce que jai appris, parce que lexpression de toutes ces connaissances a des bases matérielles faites de ce que le narrateur sait du monde, de la Nature et de son fonctionnement, notions qui se mêlent au récit lui-même pour léclairer ou le rendre confus. Ainsi dans la Bible, Genèse 1 le narrateur parle deaux que Dieu sépare grâce au firmament en eaux dau dessus qui feront certainement la pluie et eaux den dessous qui formeront nos rivières, mers et lacs. Il ignore le cycle de leau. Plus loin, ignorant la Mécanique céleste il arrêtera la course du Soleil dans le Ciel pour permettre la victoire de son peuple élu sur ses adversaires. Il en a été de même pour nos ancêtres, rapporteurs de nos connaissances traditionnelles.. Pensez au thé que vous feriez préparer avec de leau salée au lieu deau pure. Quelle que soit la quantité de sucre surajoutée après, le goût salé persistera. De même un mathématicien passionné dastrophysique ne pourra jamais sempêcher de rectifier et compléter ce qui lui paraîtra déficient dans les connaissances matérielles appuyant ce quil transmet. Parce quil ne sagit pas de foi mais de connaissance de la Nature qui doit sactualiser afin que lessentiel ne puisse pas se périmer. Ainsi, il ne faut pas se baser sur un modèle obsolète pour affirmer la toute puissance de Dieu en faisant accroire une impossibilité matérielle comme larrêt de la course du soleil dans le Ciel auquel les lois de la mécanique céleste sopposent, ni non plus saccrocher au postulat que la toute puissance équivaut à échapper à toute règle et navoir pour motivation que sa fantaisie, pour affirmer une création parfaite en une seule fois sans possibilité damélioration, une impossibilité que les lois de la génétique et les études comparatives des êtres vivants passés et présents condamnent en établissant le contraire. Nous parlons ici de notre tradition. Il sagit de celle des baluba du Kasaï, plus précisément ceux des Mbilanji, les bakalanga baena Nsamba dont nous sommes une partie intégrante. Mais quest ce qui fait quon est muluba ou pas ? Selon « Kalonji Milabi wa Tshimanga luasa Mbuta, citandayi, cikoja wa baana milongo-longo » Le buluba tient à deux faits principaux, dune part le fait biologique : être muena X cad né dun muluba X comme le veut le régime patriarcal ou muipu wa X cad né dune muluba X sans être rattaché à la tribu de son père biologique, et dautre part être mukwa X cad se rattacher soi-même à un muluba X et à sa culture, adoptant et vivant selon les coutumes et la mentalité luba, et dans tous les cas parler le ciluba et connaître la tradition luba. Le rattachement biologique est certes important mais insuffisant, il doit être conforté par le rattachement culturel. Cest pourquoi dans ces manuscrits nous donnons ce que nous croyons utile pour réaliser ce double but. Car la finalité est de pouvoir se fondre dans le peuple luba et sidentifier à lui tant dans ses moments de bonheur que dans ceux de malheur. La Genèse
: les trois « dialabala » ou révélations fondatrices Tout au
début de notre Histoire existaient deux empires négro-africains
jumeaux. Lun « To Nutir ou pays des ancêtres »
situé au sud du Zambèze, autour du site de Zibambwe et
lautre au Nord dans la vallée du Nil avec Thèbes
comme capitale et région dorigine. Ces deux empires croyaient
en un Dieu unique en essence mais multiple dans ses manifestations comme
lhomme, un individu unique mais se manifestant comme père
de famille, propriétaire des logements, commerçant et
que les gens considèrent différemment selon la manifestation
retenue. Comme ce qui est en haut est semblable à ce qui est
en bas ces deux empires étaient dirigés par un gouvernement
comprenant plusieurs personnalités aux fonctions précises
mais solidaires dans leur action, avec un Mulopo « ou pharaon
» coordinateur ayant des représentants régionaux
essaimés dans tout le pays, ce qui fut le socle dune permanence
de la stabilité du pouvoir pendant des siècles. Lempire
du Nord ou Egypte des pharaons eut la chance dinventer lécriture
soit la mémoire permanente qui permet daccumuler des connaissances |
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