Un mot de l'auteur : |
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Bantou
par mes origines, par ma culture,
par ma langue bien que j'en connaisse plusieurs autres, par mes voyages à travers le Congo et les autres pays Bantou, par les échanges, et par mes recherches personnelles, je souhaite ici partager mes connaissances. Mon expérience, je l'ai construite : - par l'observation, par un investissement important pour mon peuple et pour l'Afrique, par mon engagement associatif auprès notamment de "Bonifaciana", "Etudiants noirs de Belgique", "Présence Africaine", B.I.C.E. "Bureau international Catholique de l'enfance", l'I.P.E.S.S (Institut Préparant aux Etudes Scientifiques Supérieures) - par mes études de scientifiques, par les hautes fonctions que j'ai occupées dès l'indépendance du Congo, tant au sein du gouvernement et des universités de Lovanium et de Lubumbashi, que pour la mise en place et la direction de la première compagnie aérienne nationale - enfin par mon passé d'opposant politique dès 1963 m'obligeant à l'exil en 1968. Poursuivant mon engagement politique en exil, je retournai à Kinshasa en 1981 pour fonder avec d'autres opposants l'UDPS. S'en suivit une décennie de luttes agrémentées de séjours en prison pour atteinte à la sécurité de l'Etat.
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En 1992, devant l'échec du processus démocratique de "conférence nationale", je revins en France auprès de ma famille. Je l'accompagnai jusqu'à Kinshasa où je devins le premier Directeur de cabinet du Président. Pendant mes fonctions j'ai été surpris de constater chez beaucoup de mes collègues ministres, surtout chez ceux revenant de la diaspora, une certaine méconnaissance de notre peuple, de son expérience de vie et de ses aspirations, conduisant à entretenir une certaine distance avec lui. Ma connaissance du peuple Bantou repose sur celle de sa tradition et des éléments historiques qui lui ont permis de se construire des royaumes, une philosophie et une culture propre. Tous ces éléments constituent une richesse qui permet la survie de notre peuple malgré les misères, les crises, les évènénements catastrophiques tel que l'esclavage, la colonisation, la dictature, le SIDA et les guerres. J'ai souvent transmis ces données par des conférences, par des écrits (livres, articles), par des interviews, Evidemment ces écrits sont adressés pricipalement à mes enfants et leurs conjoints, à mes petits enfants et mes futurs descendants pour qui cette mémoire est une partie de leur héritage. Je suis Ntite, et m'inspirant du principe qui ordonne que « l'initié doit initier, sinon il n'aura pas de case au village des ancêtres », je m'exécute. Remerciement à ceux qui m'ont aidé et soutenu dans cette démarche, et plus particulièrement à Ina-a -mbanza Josée Schiltz mon épouse. |
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